Réseaux Enterrés

L’origine des réseaux enterrés

2600 kilomètres : c’est la longueur des réseaux enterrés qui alimentent la population parisienne chaque jour. Ces réseaux nous permettent d’être fourni en électricité, en eau potable, en fibre optique, en chauffage…

Développés au milieu de XIXe siècle, ces conduites invisibles, car souterraines ont permis une amélioration considérable de l’hygiène et du confort à Paris. En effet, après de grandes épidémies, une opération d’assainissement et de vidange étaient obligatoires. D’abord connus sous formes d’égouts, les réseaux enterrés ont peu à peu évolué pour apporter tout ce dont les habitants avaient besoins.

Quels sont les différents types de réseaux et quels sont leurs rôles ?

  • Le réseau d’eaux pluviales : il sert à évacuer les eaux de pluie grâce aux chéneaux et aux caniveaux. Ce réseau assure donc la gestion des eaux de pluie grâce à l’évacuation des eaux pluviales. 
  • Le réseau d’eaux usées : il permet d’acheminer, vers des stations d’épuration, les eaux issues des activités humaines, domestiques, agricoles et industrielles. Ces eaux usées domestiques ou autre sont traitées dans des stations de traitement et d’épuration pour que la qualité des eaux soit “propres”. L’objectif n’est pas de faire de la production d’eau potable et ainsi de ne pas rejeter  l’eau en milieu naturel sans risque de pollutions. 
  • Les réseaux d’électricité : ils permettent l’acheminement de l’énergie électrique (haute, moyenne et basse tension) depuis les centres de production (centrales, barrages, …) jusqu’à la consommation humaine.
  • Le réseau de chauffage urbain : il part d’une chaufferie centrale où l’eau est montée à très haute température puis transportée pour alimenter en chaleur des logements, bureaux, écoles, hôpitaux et autres bâtiments publics ou privés. La direction de l’eau est principalement celle d’infrastructures comme celles citées ci-dessus.
  • Le réseau de froid urbain : à l’image du réseau de chaleur, le système est constitué d’équipements collectifs de production et de distribution d’eau glacée, destinée au rafraîchissement des bâtiments publics et privés.
  • Le réseau d’eau potable : sans lui, l’eau ne coulerait pas de votre robinet ! Collectées en milieu naturel, les eaux sont ensuite acheminées, via le réseau d’adduction, vers un réservoir de stockage. Après son traitement, l’eau est alors distribuée grâce, elle aussi, à un réseau de canalisations souterraines.
  • Le réseau de gaz : il alimente les bâtiments en gaz naturel pour le chauffage ou pour la cuisine.
  • Le réseau de fibre optique : récemment mis en place, il est utilisé pour la transmission à très haut débit de données numériques pour internet, la télévision et le téléphone.
  • Le réseau de télécommunications : ce réseau a la particularité d’avoir différentes applications qui servent toutes un seul objectif : transmettre des messages, en passant par la télévision, l’ADSL ou le téléphone fixe. 
  • Le réseau d’éclairage public : des lampadaires aux feux de signalisation, en passant par les panneaux publicitaires, ce réseau public alimente tous les supports d’éclairages du domaine public. Il substitue peu à peu, pour des raisons climatiques et esthétiques, le réseau à l’origine aérien. 

Quelles sont les règlementations à respecter ?

L’enfouissement des canalisations et leur raccordement aux réseaux publics sont très réglementés. Il faut notamment respecter des profondeurs minimales variables selon la nature des différents fluides. 

Les distances à respecter

Il y a un séparatif entre les réseaux secs (électricité, téléphonie, etc.) et les réseaux humides/aquatiques (eau potable, eaux pluviales, eaux usées, etc.).

Les distances minimales à respecter concernent, d’une part, la profondeur d’enfouissement et, d’autre part, les espacements entre les canalisations.

À chaque type de réseau enterré sa couleur

Chaque réseau doit être signalé par un grillage avertisseur de couleur distincte (norme NF EN 12613) :

  • rouge (électricité) ;
  • jaune (gaz) ;
  • vert (télécommunication/vidéo) ;
  • bleu (eau potable) ;
  • gris (eaux usées) ;
  • marron (assainissement).

Les plans concernant les réseaux

Le plan de chantier (tracés avec altimétries, pentes, etc.) est nécessaire pour concevoir les réseaux, vérifier leurs croisements, établir les tranchées et étudier la nécessité d’un relevage. Le plan de récolement consiste à vérifier à la fin du chantier ce qui a été effectivement réalisé. Il est très utile pour conserver en mémoire les tracés de conduites devenus invisibles une fois que la végétation a repoussé.

La composition des réseaux

Pour les réseaux secs et l’adduction d’eau :

Préférez les câbles posés sous fourreaux (gaines annelées TPC*2), qui facilitent leur remplacement ou l’adjonction de nouveaux câbles. Chaque fourreau est aiguillé avec un filin imputrescible dépassant de part et d’autre et servant de tire-câble.

Pour les réseaux humides :

Préférez les tubes à joint qui simplifient la mise en œuvre des canalisations en PVC de diamètre 100 mm ou 125 mm. Sinon, emboîtez et collez les éléments. Respectez une pente de 1 cm/m pour les eaux pluviales issues de pluies et de 3 cm/m pour les eaux-vannes.

L’importante de la détection des réseaux

Absolument essentielle pour tout chantier de travaux public, la détection de réseaux permet la localisation et la cartographie des réseaux de gaz, eau (réseaux d’eaux usées), télécommunications, assainissement, électricité 
La détection des réseaux enterrés est un enjeu majeur pour tout chantier de travaux public. Elle se fait au moyen de diverses techniques non invasives utilisant des détecteurs de réseaux acoustiques ou magnétiques. La détection de réseaux permet la mise à jour éventuelle et la localisation des réseaux enterrés. L’objectif est d’enrichir les cartographies disponibles lors des chantiers de travaux publics et limiter les incidents.

Quels sont les problèmes rencontrés concernant les réseaux enterrés ?

Pour les réseaux non visitables et/ou visitables, voici les questions qu’on peut se poser.

Ce réseau est-il fonctionnel ?

Il faut pour cela vérifier s’il n’est pas obstrué / bouché et s’assurer de son bon état (fissure, effondrement, fuites). Il faut également s’assurer de la bonne mesure de son diamètre, de ses côtes. Enfin, ses matériaux doivent être aussi vérifiés.

Les autres vérifications à faire pour le réseau enterré

  • Ce réseau est-il bien raccordé ? S’assurer que c’est le cas ;
  • Sécuriser un chantier pour s’assurer que les usagers ne risquent rien ;
  • Mettre à jour la localisation de réseau ;
  • Matérialiser avec exactitude ses réseaux ;
  • Déterminer l’origine d’un dégât des eaux (gestion de l’eau) ;
  • Éviter de gros dégâts du fait d’un écoulement d’eau anormal et/ou de l’humidité générée (inondations liées aux orages par exemple).

Le récolement en tranchée ouverte

  • Améliorer le rendement de l’eau potable ;
  • Limiter les risques inhérents ou issus d’un écoulement d’eau anormal sur le réseau d’eau potable.

Quelles solutions ERP-SERVICES propose pour résoudre ces problèmes ?

Notre offre globale pour détecter vos réseaux enterrés

ERP-SERVICES vous propose son savoir-faire  pour détecter votre réseau d’assainissement à l’aide d’outils performants : 

Le géoradar qui va permettre au technicien de retrouver la position exact  du réseau d’assainissement, mais aussi de donner les cotes et profondeurs (au maximum à 3 m de profondeur) avec une précision de classification  A (40 cm pour les réseaux rigides).
Lorsque le technicien passe le long de la chaussée, les ondes électromagnétiques émises par le géo-radar se réfléchissent quand elles entrent en contact avec un réseau, ce qui se représente sur l’écran sous forme de parabole et indique au technicien que le réseau est juste en dessous et va donc pouvoir marquer la profondeur et les côtes sur le sol.

C’est une solution précise dont l’efficacité et la valeur sont reconnues. En faisant appel à la détection de votre réseau par géoradar, vous limitez le risque de potentielle erreur.

Nos inspections de réseaux ovoïd et par caméra

Nous proposons ensuite des inspections de vos réseaux ovoïd et des inspections par caméra pour les réseaux non visitables afin d’en vérifier l’état. S’il y a des fissures ou un effondrement, ou que votre réseau est obstrué, nous mettons en place également comme service un curage sur votre réseau pour qu’il retrouve tout le  son potentiel.

Le géoréférencement de réseaux enterrés

Enfin nous proposons de géoreférencer vos ouvrages et réseaux en reprenant les données que le géoradar nous a fourni pour réaliser un recollement sur plan à l’aide d’outils.

Ces outils sont les suivants : 

  • Un récepteur GNSS qui permet d’obtenir un positionnement fiable et précis ;
  • Une station totale robotisée qui permet une solution rapide et fiable pour mesurer et implanter des points ;
  • Une tablette spéciale terrain ainsi qu’un logiciel permettant de réaliser et de suivre le levé topographique en temps réel.

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